© Bernard Turle 2019

Design Graphique FilaemMagaliLatil 2019

La salle à manger, et très certainement pièce de réception de l'ancienne bouchonnerie, est, grâce à ses fresques, la pièce de résistance de la demeure. L'histoire de leur découverte est relatée plus loin à la page "Genèse d'une restauration". Le peintre était probablement piémontais et il serait intéressant de savoir si, sur le chemin du Piémont à la plaine des Maures, d'autres peintures murales (il en reste très peu) portent la trace de sa main. Un visiteur italien leur ayant signalé qu'elles lui faisaient penser aux lacs d'Avigliana, Bernard et Didier ont visité les environs, à l'ouest de Turin, sans trouver de pistes vérifiables même s'il y a des ressemblances. Sans doute l'artiste naïf a-t-il plutôt recomposé ses souvenirs de sa contrée natale, réinventant, faisant de plusieurs paysages un seul. Reste le plus grand mystère du panneau indianisant. Dans la région, en raison de la présence proche des ports de Toulon et Marseille, et donc d'une influence forte de l'appel du large, l'orientalisme était très présent (on le retrouve dans le jardin clos de la Tartugo, avec ses "folies" exotiques). Mais certains détails semblent témoigner d'une bonne connaissance des lieux : le peintre piémontais était-il lui-même voyageur au long cours et pas seulement habitué aux allers-retours entre Piémont et Provence ? Manoeuvrier plus que manoeuvre ? C'est là du moins un terreau fertile pour l'imagination du traducteur indophile qui réside aujourd'hui dans ces murs.   
Les environs des lacs d'Avigliana, ses flancs de montagne abrupts, dominés par la Sacra di San Michele (abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse), à l 'entrée du val de Suse, pourraient avoir inspiré le peintre des fresques. 
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